Création originale - Work in progress
Par la compagnie des Grands Quelqu’uns
Conception et mise en scène de Violaine Debarge.
D’après “Le grand retour de Boris S.“ de Serge Kribus
Lumière : Caroline CARLIEZ
Réalisation affiche : leapink
Durée : 1h30
Public : adultes - ados
« Peut-on transmettre la mémoire sans transmettre la souffrance qui
l’accompagne ? »
RÉSUMÉ
Ils s’appellent tous les deux S.
Henri, c’est le fils de Boris.
Boris, le père de Henri.
Ça paraît évident, mais ce n’est pas si simple. Boris est toujours un peu largué. Henri., toujours un
peu nerveux. Boris est dur, mais fragile. Henri., c’est l’inverse. Il est fragile, mais dur.
Bref, ils s’aiment mais donc s’engueulent tout le temps.
Bref, ils ont le courage de s’aimer et ils s’attirent comme un aimant.
NOTE D’INTENTION
Peut-on transmettre la mémoire sans transmettre la souffrance qui l'accompagne ? Telle est la
problématique phare de la pièce.
La transmission de la mémoire pose alors un dilemme : comment perpétuer le souvenir sans
nécessairement perpétuer la douleur qui y est associée ?
Pour Boris (le père) : La mémoire collective doit rendre compte de la réalité des événements passés
pour éviter qu'ils ne soient oubliés ou minimisés. La souffrance fait partie intégrante de cette réalité, et
sa transmission peut être perçue comme un moyen de rendre hommage aux victimes et de tirer des
leçons pour l'avenir. Boris refuse de parler de son passé, qu’il considère insignifiant par rapport aux
grands évènements historiques. Pour lui, sa petite histoire n’a pas intérêt à être transmise, soulevant
ainsi une réflexion sur l’importance des récits personnels dans la transmission de la mémoire
collective.
Pour Henri (le fils) : Transmettre une mémoire empreinte de souffrance peut également maintenir un
sentiment de douleur et de victimisation et entrave le processus de guérison et de réconciliation. Le
défi est de savoir si l’on peut transformer cette mémoire en un vecteur de résilience, en la transmettant
sous une forme qui permette de se souvenir sans pour autant revivre la souffrance.
Tout le propos pour nos deux protagonistes dans cette pièce serait de trouver un équilibre entre la
fidélité à la réalité historique et la volonté de tourner la page pour construire un avenir plus apaisé.
La pièce s’intéresse à la question de la place du père, à la recherche de cet idéal, de cet homme dont
l’absence définit une part de l'identité de son fils.
Elle questionne les attentes, les espoirs déçus et les réconciliations impossibles, avec ce même regard
à la fois tendre et acerbe qui caractérise l'œuvre originale. Mais elle le fait à échelle humaine, dans la
chaleur d’un foyer, avec cette envie de toucher, de bouleverser, de faire écho aux propres histoires des
spectateurs.
avec Dominique HACHE et Nicolas BRIMEUX